À quoi sert l’intervention et pour qui
La néphrectomie partielle retire la tumeur du rein en préservant le reste de l’organe, afin de conserver le plus possible la fonction rénale. Elle est envisagée lorsque la taille, la localisation de la tumeur et votre situation le permettent. D’autres options existent : surveillance, traitement ablatif ou ablation complète du rein.
Les grandes étapes
- Installation sous anesthésie générale, couché sur le côté.
- Mise en place des trocarts et connexion du robot.
- Repérage du rein, des vaisseaux et de la tumeur, parfois avec une échographie pendant l’intervention.
- Interruption temporaire de la circulation du rein si nécessaire (clampage).
- Retrait de la tumeur avec une marge de tissu sain.
- Suture du rein et vérification de l’absence de saignement ; extraction de la tumeur dans un sac.
Ce qui est retiré, ce qui est conservé ou reconstruit
Est retirée : la tumeur avec une fine marge de tissu sain. Est conservé : le reste du rein, qui continue de fonctionner. La zone de retrait est reconstruite par une suture du rein.
L’anesthésie
L’intervention se déroule sous anesthésie générale. Vous rencontrez l’anesthésiste en consultation avant l’intervention. Pendant l’opération, la table est inclinée et l’abdomen est gonflé avec du gaz carbonique pour créer un espace de travail ; ces conditions sont surveillées en permanence par l’équipe d’anesthésie.
Les suites
- Un drain et une sonde urinaire peuvent être laissés temporairement.
- Les douleurs du flanc sont habituellement modérées et traitées.
- Les cicatrices sont petites.
- Les activités sont reprises progressivement, en évitant les efforts violents au début.
- Une surveillance par imagerie et un contrôle de la fonction rénale sont programmés.
Les conséquences fonctionnelles possibles
- La fonction rénale est le plus souvent bien préservée ; une baisse modérée est possible, surtout si un seul rein fonctionne.
- Il n’y a pas d’effet attendu sur la continence, l’érection ou la fertilité.
- Des soins de support sont proposés selon vos besoins : rééducation, kinésithérapie, stomathérapie, consultation de sexologie et accompagnement psychologique.
Les risques et complications possibles
Saignement, parfois retardé ; fuite d’urine au niveau de la suture ; infection ; phlébite ; rarement nécessité de retirer le rein entier ou de convertir en chirurgie ouverte. Toute présence de sang dans les urines ou douleur inhabituelle après votre retour à domicile doit être signalée.
Questions fréquentes
Pourquoi ne pas retirer tout le rein ?
Conserver le rein permet de préserver la fonction rénale à long terme, lorsque cela est possible sans compromettre le traitement du cancer.
Que se passe-t-il si la tumeur est plus étendue que prévu ?
Le chirurgien peut être amené à retirer le rein entier. Cette possibilité est discutée avec vous avant l’intervention.
Que signifie « marge saine » ?
C’est la fine bordure de tissu normal retirée autour de la tumeur, analysée au microscope.
Faut-il un traitement après l’opération ?
Le plus souvent, une surveillance par imagerie suffit. La décision dépend de l’analyse de la tumeur, discutée en RCP.
Puis-je vivre normalement avec un rein opéré ?
Oui, dans la grande majorité des situations. Une hygiène de vie favorable aux reins est conseillée.
Cette page est une information générale. La technique proposée est décidée avec vous après la RCP et peut différer selon votre situation.


