Pins et eaux turquoise de la plage Notre-Dame à Porquerolles
La chirurgie robot-assistée expliquée

Cystectomie ou cystoprostatectomie robot-assistée

Ablation de la vessie pour certains cancers de la vessie, avec reconstruction d’une voie d’évacuation des urines.

Cette page est une information générale. La technique proposée est décidée avec vous après la RCP et peut différer selon votre situation.

Anatomie de la régionLes urines descendent des reins par les uretères jusqu’à la vessie.Schéma illustratif simplifié, non contractuel.
Position des trocartsQuatre trocarts sont alignés au-dessus du nombril. Un trocart en hypochondre droit se situe au-dessus de cette ligne, entre les deux trocarts droits ; un autre est placé en fosse iliaque droite.Schéma illustratif simplifié, non contractuel.
Dérivation externe de type BrickerLes uretères sont raccordés à un segment d’intestin qui s’ouvre à la peau. La stomie est généralement située à droite, au tiers du trajet depuis l’ombilic vers l’épine iliaque droite ; sa position est adaptée à chaque patient.Schéma illustratif simplifié, non contractuel.
Remplacement vésical (néovessie)Une nouvelle vessie est confectionnée avec de l’intestin et raccordée à l’urètre.Schéma illustratif simplifié, non contractuel.

À quoi sert l’intervention et pour qui

La cystectomie consiste à retirer la vessie. Elle est proposée principalement pour les cancers qui infiltrent le muscle de la vessie, ou pour certaines tumeurs superficielles à haut risque. Une chimiothérapie avant l’intervention est souvent discutée en RCP.

Le nom de l’intervention varie selon le sexe : chez l’homme, on parle de cystoprostatectomie, car la prostate et les vésicules séminales sont retirées avec la vessie. Chez la femme, la cystectomie peut s’accompagner du retrait d’autres organes voisins (par exemple l’utérus) selon la situation.

Les grandes étapes

  • Préparation dans le cadre d’un programme de récupération améliorée.
  • Installation sous anesthésie générale, mise en place des trocarts et connexion du robot.
  • Retrait des ganglions lymphatiques du bassin (curage).
  • Ablation de la vessie (et des organes associés selon le sexe et la situation).
  • Construction de la dérivation urinaire : Bricker ou néovessie.
  • Extraction des tissus retirés par une incision agrandie.

Ce qui est retiré, ce qui est conservé ou reconstruit

Est retirée : la vessie, avec les ganglions et, selon les cas, des organes voisins. Un segment d’intestin grêle est utilisé pour reconstruire l’évacuation des urines. Deux grandes options existent :

  • Dérivation externe de type Bricker (conduit iléal) : les uretères sont raccordés à un court segment d’intestin qui s’ouvre à la peau de l’abdomen (stomie). Les urines s’écoulent en continu dans une poche collée sur la peau.
  • Remplacement vésical (néovessie) : une nouvelle vessie est confectionnée avec de l’intestin et raccordée à l’urètre. Les urines sont évacuées par les voies naturelles. Dans notre équipe, cette reconstruction est réalisée intégralement par voie robot-assistée. Elle n’est possible que dans certaines situations (par exemple selon l’atteinte de l’urètre, la fonction rénale ou les capacités d’apprentissage de la vidange).

L’anesthésie

L’intervention se déroule sous anesthésie générale. Vous rencontrez l’anesthésiste en consultation avant l’intervention. Pendant l’opération, la table est inclinée et l’abdomen est gonflé avec du gaz carbonique pour créer un espace de travail ; ces conditions sont surveillées en permanence par l’équipe d’anesthésie.

Il s’agit d’une intervention longue ; une évaluation et une préparation spécifiques sont réalisées lors de l’hôpital de jour préopératoire.

Les suites

  • Le programme de récupération améliorée favorise un lever et une alimentation précoces.
  • Des sondes (fines tubulures dans les uretères) et des drains peuvent être laissés temporairement.
  • Avec un Bricker, une infirmière stomathérapeute vous apprend à changer la poche avant votre retour à domicile.
  • Avec une néovessie, une sonde est laissée le temps de la cicatrisation, puis vous apprenez à vider la néovessie à heures régulières.
  • La reprise des activités est progressive ; un suivi par imagerie et des bilans sanguins est programmé.

Les conséquences fonctionnelles possibles

  • Stomie (Bricker) : port permanent d’une poche, avec un apprentissage des soins et un suivi par une stomathérapeute.
  • Néovessie : vidange programmée, fuites possibles surtout la nuit au début, parfois nécessité de sondages ; une rééducation est proposée.
  • Sexualité : chez l’homme, des troubles de l’érection sont fréquents ; chez la femme, des modifications des rapports sont possibles. La fertilité n’est plus possible après une cystoprostatectomie.
  • Des soins de support sont proposés selon vos besoins : rééducation, kinésithérapie, stomathérapie, consultation de sexologie et accompagnement psychologique.

Les risques et complications possibles

Il s’agit d’une intervention majeure. Les complications possibles comprennent : reprise retardée du transit intestinal, infections urinaires ou de la paroi, fuites au niveau des raccordements, rétrécissement des uretères, phlébite, troubles métaboliques avec la néovessie. Certaines nécessitent un traitement complémentaire. Votre équipe vous les explique en consultation.

Questions fréquentes

Puis-je choisir entre Bricker et néovessie ?

Le choix est discuté avec vous selon votre situation médicale, votre mode de vie et vos préférences. Les deux options ne sont pas toujours possibles.

Pourrai-je vivre normalement avec une stomie ?

Oui, la plupart des activités restent possibles, y compris le sport et les voyages, après une période d’adaptation et avec l’aide d’une stomathérapeute.

La néovessie fonctionne-t-elle comme une vessie normale ?

Elle ne se contracte pas comme une vessie naturelle : on apprend à la vider à heures régulières. Des fuites sont possibles, surtout la nuit.

Pourquoi une chimiothérapie avant l’opération ?

Dans certaines situations, une chimiothérapie préalable est recommandée pour améliorer le contrôle de la maladie. La décision est prise en RCP.

Le robot change-t-il la nature de l’intervention ?

Non. Les gestes réalisés sont les mêmes ; seule la voie d’abord diffère, avec de petites incisions.

Qui m’accompagne après l’intervention ?

Urologue, oncologue, infirmier(ère)s, stomathérapeute, kinésithérapeute et diététicien(ne) peuvent intervenir selon vos besoins.

Cette page est une information générale. La technique proposée est décidée avec vous après la RCP et peut différer selon votre situation.

Panorama du golfe de Giens, sur le littoral de Hyères

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